Les systèmes d’exploitations

Un système d’exploitation est un ensemble de programmes que l’on installe sur l’ordinateur, qui permettent d’utiliser son ordinateur et de faire un certain nombre de choses (au plus simple stocker des fichiers et y accéder). On peut ensuite compléter son système d’exploitation avec d’autres logiciels qui permettent de faire encore plus de choses. 
 
Les systèmes d’exploitation sont dit libres quand ils sont composés de logiciels libres. 
Les systèmes d’exploitation GNU-Linux sont aussi appelés distributions. 
Il existe plusieurs systèmes d’exploitation libres. À l’Abul nous utilisons souvent un système GNULinux appelé Ubuntu, c’est l’une des distributions que nous proposons lors de nos install-parties, mais il en existe de nombreuses autres.
Pour plus d’informations, c’est par ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Distribution_Linux 
 

Les logiciels libres.

Un logiciel libre est un logiciel qui donne des libertés à son utilisateur.
On différencie le logiciel libre des logiciels privateurs ou propriétaires, qui protègent seulement leur propriétaire. 

Ces libertés, sont notées de 0 à 3 :

Liberté 0

L’utilisateur a la liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages.



Liberté 1

L’utilisateur a la liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à ses besoins (ce qui nécessite l’accès au code source (1) du logiciel).

Liberté 3

L’utilisateur a la liberté d’améliorer le programme et de publier des améliorations.



La liberté du logiciel est définie par sa licence, qui est le contrat  d’utilisation du logiciel : il existe plusieurs licences libres, les plus connues sont la GPL inventée par l’organisation de promotion du logiciel libre GNU, la MIT, la BSD qui ont été créées par les universités américaines MIT et Berkeley respectivement, en France le CEA, le CNRS et l’INRIA ont créé la licence CECILL (https://cecill.info/) qui est une adaptation de la GPL au droit français.
 
La  différence essentielle entre les licences dérivées de la GPL et celles dérivées de la MIT ou de la BSD, c’est que le GPL interdit de faire dériver un logiciel propriétaire de logiciel libre en stipulant que les logiciels dérivés doivent être publiés sous la même licence.Cette différence est importante puisque l’utilisation de la licence BSD a permis à Apple de faire dériver MacOS-X de Free BSD qui est un logiciel libre ce qui n’est pas possible avec GNU-Linux qui est sous licence GPL.
 
Le logiciel libre est souvent comparé aux recettes de cuisine, pour comprendre pourquoi vous pouvez aller lire le logiciel libre expliqué (en ch’ti) à Cafougnette : https://framablog.org/2013/07/28/logiciel-libre-explique-a-cafougnette-en-chti/
mais si vous êtes fan de jardinage vous pouvez aller voir ici : https://framablog.org/2017/04/14/le-libre-explique-aux-jardiniers/
 
(1) Le code source, c’est le programme du logiciel luimême, un peu comme une recette de cuisine → Vous avez la méthode et les ingrédients, avec le code source, si vous êtes développeur vous pouvez comprendre comment fonctionne un logiciel et le reproduire, si son propriétaire est d’accord. 

Il ne faut pas confondre logiciel libre et opensource.

En anglais opensource veut dire « code source ouvert ». 
Le mouvement opensource et celui du logiciel libre n’ont pas la même philosophie.
le logiciel libre défend la liberté des utilisateurs.Il ne se limite pas à défendre le code source ouvert (open source). 
Le Guide d’adoption de l’Open Source ou des Logiciels Libres (30 juin 2016 ) définit très clairement les différences entre Open-Source et Logiciel Libre en même temps qu’il conseille sur les pratiques à suivre pour adopter dans les meilleures conditions une démarche Open-Source en entreprise en abordant également les relations existantes entre le droit du logiciel et celui du travail (droit d’auteur, droits patrimoniaux) : https://open-source.developpez.com/tutoriels/guide-open-source/.
 
Selon l’Open Source Définition de l’Open Source Initiative (OSI), une licence Open Source doit vérifier les critères suivants : 
  1. La libre redistribution du logiciel (sans coût de licence) ;
  1. Le code source doit être fourni ou accessible ;
  1. Les dérivés des œuvres doivent être permis ;
  1. L’intégrité du code doit être préservée en attribuant clairement les contributions de chacun ;
  1. Pas de discrimination entre les personnes ou les groupes ;
  1. Pas de discrimination entre les domaines d’application (la licence ne doit pas être un instrument politique) ;
  1. La licence s’applique sans dépendre d’autres contrats (elle ne peut pas, par exemple, être liée à un accord de non-divulgation) ;
  1. La licence ne doit pas être propre à un produit : elle est attachée au code, non au logiciel en tant que produit ou projet (permettant à un même logiciel d’être diffusé sous plusieurs licences différentes) ;
  1. La licence d’un logiciel ne doit pas s’étendre à un autre ;
  1. La licence doit être neutre technologiquement.

Il ne faut pas confondre logiciel libre et logiciel gratuit.

La liberté 2 qui permet de redistribuer des copies permet que le logiciel libre soit le plus souvent gratuit, mais rien n’empêche de le vendre. 
Dans le cas d’un logiciel gratuit, la gratuité peut être mise en question à tout moment.De plus ce logiciel peut trouver son financement, soit dans la publicité, soit dans la revente des données privées de ses utilisateurs. 
 
Dans tous les cas, les personnes qui développent ces logiciels ont besoin d’une rémunération. Il existe plusieurs moyens de rémunération d’un développeur de logiciel libre. L’une d’elles est le don, ceux qui le peuvent participent au financement et permettent ainsi aux autres d’accéder à ce bien commun qu‘est le logiciel libre.